Nouvelle Revue neuchâteloise

La Chaux-de-Fonds, du village à la cité : gravures et aquarelles (n°137)

La Chaux-de-Fonds, du village à la cité : gravures et aquarelles (n°137)

Textes de Caroline Calame

Conservatrice des Moulins souterrains, Caroline Calame a eu la chance d’acquérir d’un collectionneur un ensemble exceptionnel de gravures, de lithographies et d’aquarelles représentant la Chaux-de-Fonds aux XVIIIe et XIXe siècles. 

Consciente de l’intérêt de cette collection pour le passé de la métropole horlogère, elle a décidé d’en publier les pièces les plus belles et les plus significatives. Mais elle ne s’est pas contentée de les déployer. Elle s’est attachée à les décrire en relevant et en situant chaque fois les lieux et les bâtiments historiques et emblématiques. Pour faciliter l’identification de ces derniers, Caroline Calame a eu l’idée de les présenter, à la fin du cahier, sous forme de vignettes tirées des gravures. Chaque édifice illustré fait l’objet d’une courte notice explicative.

Pour vérifier ses résultats et préciser de nombreux points, elle a pu compter sur le concours bienveillant d’Alain Tissot, spécialiste incontesté de l’histoire de l’habitat chaux-de-fonnier.

Grâce à cette précieuse suite iconographique, le lecteur découvre pas à pas le développement spectaculaire de la ville de la fin des Lumières à l’aube industrielle. De fait, en l’espace d’un siècle (1780-1870), le village blotti autour de son église au creux de la grande vallée jurassienne, formé de fermes et de maisons modestes, est devenu une ville opulente, aux contours étendus, dressant de tous côtés des immeubles imposants et cossus.

 

 

Trois siècles d'horlogerie au Val-de-Travers. D'une vallée jurassienne aux grandes capitales du monde (n°135-136)

Trois siècles d'horlogerie au Val-de-Travers. D'une vallée jurassienne aux grandes capitales du monde (n°135-136)

Textes de Louison Bühlmann, David Benoit, Benoît Conrath, Ariane Maradan, Dominique Mouret, Estelle Niklès van Osselt, Laurence Vaucher et Jean-Pierre Zurn

« L’horlogerie neuchâteloise n’a pas attendu le XXIe siècle pour partir à la conquête de l’immense marché chinois. Il y a deux siècles déjà, dans le sillage tracé par les frères Bovet, c’est toute la capacité de production du Val-de-Travers qui est mobilisée pour servir à la demande de l’Empire du Milieu. Les montres de poche s’habillent d’émaux et de décorations spécialement réalisés pour les clients chinois. Avec un incroyable effet d’aubaine, puisque les montres se vendent le plus souvent par paire. La tradition chinoise voulant que les cadeaux s’offrent en double exemplaire »

Extrait de la préface de Jean-Nat Karakash, conseiller d’Etat.

Cet important cahier, richement illustré, met en lumière l’apparition de l’horlogerie dans la Val-de-Travers et sa spécialisation, un siècle plus tard, dans la production de montres destinées au marché chinois. Rédigé par plusieurs spécialistes, sous la direction de Laurence Vaucher, ancienne conservatrice du Musée régional de Val-de-Travers, il est publié en marge de la belle exposition permanente présentée au Musée régional du Val-de-Travers.

 

 

Maurice Borel (1860-1926) (n°134)

Maurice Borel (1860-1926) (n°134)

Textes de Marcel Garin et Maurice Evard

Méconnu, Maurice Borel (1860-1928) est un remarquable cartographe neuchâtelois qui s’est illustré en Suisse et à Paris. On lui doit des dizaines de cartes, de plans, dans de nombreux domaines, ainsi que des panoramas. Il a été associé à l’édition du célèbre Dictionnaire géographique de la Suisse publié par les Editions Attinger.

Passionné d’archéologie préhistorique, il a découvert en compagnie de son frère une pirogue au large de Bevaix, conservée au Laténium. De plus, le Conseil d’Etat l’a appelé à la présidence de la Commission des fouilles de La Tène, puis de la Commission cantonale d’archéologie préhistorique jusqu’à son décès. Marcel Garin et Maurice Evard retracent ici son riche parcours professionnel en détaillant ses nombreux travaux.